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Frais bancaires en 2025 : des coûts en hausse malgré une progression contrôlée

Chaque début d'année, l’étude de Panorabanques livre une photographie précise de l'évolution des frais bancaires en France. L’édition 2025 révèle ainsi une hausse moyenne de 1,7%, portant les frais annuels moyens à 228,90 euros par client. 

 

Si cette augmentation reste inférieure à l'inflation de 2024, estimée à 2,4% par la Banque de France, elle masque cependant des disparités importantes selon les types de frais concernés.
 

Frais de tenue de compte : une hausse significative
La hausse la plus marquée concerne les frais de tenue de compte, payés par 86% des Français, qui connaissent une augmentation de 6,8% en 2025. En moyenne, ces frais représentent désormais 22,10 euros contre 20,70 euros en 2024, soit près de 9% du total annuel des frais bancaires. 

 

Mais cette moyenne cache de grandes disparités entre les établissements : la Banque Palatine affiche ainsi un tarif record de 78 euros par an, alors que la hausse la plus spectaculaire revient à la caisse régionale d'une grande banque mutualiste avec une augmentation spectaculaire de 50%. À l’inverse, les banques en ligne continuent de séduire par leur absence totale de frais de tenue de compte, restant ainsi particulièrement attractives.
 

La carte bancaire, incontournable moyen de paiement en France, n’échappe pas non plus à la hausse. En moyenne, son coût progresse de 3,2% en 2025, atteignant 136 euros annuels pour les détenteurs de cartes premium (Visa Premier, Gold Mastercard), contre 67,50 euros en moyenne pour une carte classique. À noter, les cartes standards restent relativement stables, avec des tarifs légèrement inférieurs pour certaines formules à débit immédiat par rapport à celles à débit différé, ce qui constitue une petite nouveauté cette année. Ces évolutions tarifaires pourraient pousser davantage de clients à opter pour les banques en ligne, où ces frais sont souvent moindres, voire totalement gratuits.
 

Mais c'est surtout du côté des retraits déplacés que les tarifs s’envolent : ces opérations effectuées hors du réseau de la banque du client connaissent une hausse significative. En moyenne, un Français paiera désormais 15,40 euros annuels pour ces retraits, ce qui représente une augmentation substantielle. 

 

En effet, la tendance observée est double : dix banques ont réduit le nombre mensuel de retraits gratuits autorisés, tandis que 22 établissements ont augmenté leur tarif unitaire dès que ce seuil est franchi. Une tendance qui pénalise les clients n’ayant pas accès à un distributeur automatique de billets appartenant à leur propre banque à proximité de leur domicile ou lieu de travail.
 

Enfin, l’étude Panorabanques met en lumière une réalité souvent sous-estimée par les clients : les frais liés aux incidents de compte représentent près de la moitié des frais bancaires annuels. Ainsi, les dépassements de découvert autorisé continuent d’engendrer des coûts importants : agios, commissions d’intervention (en moyenne 8 euros par opération dans la limite réglementaire), ainsi que les lettres d’information pour comptes débiteurs non autorisés, facturées en moyenne à 9,90 euros, soit une hausse annuelle de 2%.
 

Si la hausse globale des frais bancaires reste modérée en 2025, certains postes spécifiques voient leur coût s'envoler sensiblement, impactant directement le portefeuille des consommateurs. Une vigilance accrue sur les conditions tarifaires proposées par les banques devient essentielle pour éviter des dépenses inutiles, tout comme une réflexion sur le choix de l'établissement bancaire, notamment en comparant davantage les offres des banques traditionnelles et des établissements en ligne, souvent plus avantageux en termes de frais.
 


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